Le phantome de la Cinematheque
Malheureusement, je n'ai pas pu aller au Byrd mercredi soir pour voir le film 'Le Phatome de la cinematheque' en entier, mais hier soir, je suis allee voir la version courte--ce que Jacques Richard, le realisateur a appelee 'la version bande annonce du film.' Ca m'a fait rire, comme cette version 'bande annonce' a duree vers une heure.
Ce qui m'a plu dans ce film etait la problematisation de l'auteur comme cineaste ou comme animateur. Henri Langlois, qui n'a jamais realise un film, a quand meme cree, a part, le cinema--cinema comme art, comme idee, comme mouvement. Sans Langlois, il est doutable que la Nouvelle vague aurait developee; Langlois etait un catalyseur inappreciable. Il n'avait pas d'idee de propriete des films qu'il a aqueri--il me semble qu'il avait l'idee que le cinema n'appertenait a personne, que, comme une experience collective et democratique, le cinema etait une possession collective aussi. Jacques Richard en a parle avec une eloquence raffinee, et la discussion suivante etait bien interassante, quoique, enfin, un peu plus longue--les sieges dans le Byrd ne sont pas exactement comfortables.
Ma mere m'a accompagne au Byrd, et le film l'a plu beaucoup, un fait qui est generalement indicatif de l'accessibilite d'un film francais, comme elle ne parle pas francais et n'est pas fanatique de plusieurs films consideres comme des chefs-d'oeuvres (on ne voudrait absolument pas regarder 'Hiroshima, mon amour' avec ma mere). Mais ce film lui a donne envie de regarder la version integrale, et aussi de regarder plusieurs des films restaures par Langlois--elle veut apprendre l'histoire du cinema. Cela est vraiment la meilleure evidence d'une recommendation pour ce film que je pourrais faire.

1 commentaire:
J'ai assiste au deux presentations de ce film. Je l'ai trouve vraiment interessant qu'il y a un organisation qui travaille de sauver une partie de la culture francaise.
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